Lycée par le bas

Non aux suppressions de postes dans le secondaire

Lycée par le bas
Le gouvernement Macron mène actuellement sur tous les fronts une véritable guerre aux droits des travailleur·se·s, des étudiant.e.s des lycéen·ne·s : flexi-précarité avec la dernière loi travail v2 (ordonnances), loi Ore (parcoursup), réforme Blanquer des lycées, répression des prolétaires migrant·e·s, précarisation et contrôles des chômeur·se·s et allocataires des minimas sociaux (loi Élan), réforme du rail, etc. Toutes ces réformes sont l’œuvre d’un gouvernement ouvertement au service de la bourgeoisie. Là-dessus, rien de nouveau, l’État reste un appareil au service de la classe dominante, dont il est l’une des émanations. Le gouvernement a comme objectif la réduction d’un certain nombre de ses « coûts » (un pognon de dingue !).… Lire la suite

Sélection à l’université : construire la lutte, défaire le gouvernement

Sélection à l’université : construire la lutte, défaire le gouvernement
Vers la liquidation du droit aux études Peu avant Noël, un projet de loi modifiant les modalités d’accès au premier cycle universitaire a été adopté en première lecture à l’Assemblée nationale. Sans attendre son adoption définitive, le gouvernement commence d’ores et déjà à mettre en œuvre sa réforme, dite « Plan étudiants ».   Jusqu’ici, le baccalauréat, tout en sanctionnant la fin des études secondaires qu’elles soient générales ou professionnelles, constituait le « premier grade universitaire ». En droit, cela imposait aux universités d’autoriser chaque bachelier à s’inscrire en première année, dans la licence de son choix.   Si, en pratique, des restrictions existaient déjà  (numerus clausus en médecine, pratique du tirage au sort dans certaines filières du fait du manque de moyens), l’inscription dans la loi d’une sélection ouverte à l’entrée des facs brise définitivement le principe d’un droit aux études fondé sur l’obtention de diplômes nationaux, avec des épreuves identiques pour tous.tes.… Lire la suite

Loi Travail, un an après : analyse et perspectives

Après le mouvement contre la première loi Travail (2016), nous avons travaillé à quelques pistes d’analyse. Il nous semble que ces analyses, comme quelques propositions, peuvent retrouver une actualité dans le moment politique que nous vivons. Nous les proposons ici telles quelles, laissant ouvertes les perspectives d’application possibles à l’avenir.  Dans le contexte européen de 2016, la France tenait une position légèrement anachronique : malgré son échec, le mouvement de 2010 avait au moins retardé l’application d’une série de mesures d’austérité telles qu’elles ont pu être prises en Italie, en Allemagne, en Grande-Bretagne, etc. La loi El Khomri n’était aussi que la dernière carte d’une série de mesures qui augmentaient la pression sur le salariat, et alignait le salariat français sur celui des pays voisins : il y avait eu l’ANI avant l’élection de 2012, puis le Pacte pour la compétitivité et le CICE, la loi Rebsamen, la loi Macron –  pour citer les plus importantes.… Lire la suite

Ce que nous voulons : la gratuité des logements pour toutes et tous

Ce que nous voulons : la gratuité des logements pour toutes et tous
Hiver 2017.  Nous sommes le 29 décembre. Sur le trajet entre la gare de la Part -Dieu et le métro Saxe-Gambetta, au moins 5 personnes sont emmitouflées dans des couvertures, adossées à des bureaux vides quand à eux chauffés et éclairés. 10 ans après les actions des Don-Quichotte et les luttes des différents « ministère de la crise du logement » en 2007 la situation n’a fait qu’empirer pour les plus pauvres d’entre nous. Et le futur n’est guère réjouissant. Le gouvernement de la République En Marche le prouve à chaque instant.  Le récent transfert de la gestion des allocation logements de la CAF au budget de l’État a pour conséquence directe l’annonce pour janvier 2018 d’une baisse généralisée de 50 euros sur les APL pour les locataires en HLM (rajouté aux 5€ de baisse annoncé en septembre).… Lire la suite

Contre le projet des capitalistes : construisons la contre-offensive de classe

Après avoir facilité les licenciements par ordonnances (plafonnement des indemnités prud’hommales, simplification des règles qui encadrent les licenciements économiques collectifs), supprimé 260 000 emplois aidés (occupés à 70% par des femmes !) le gouvernement annonce une nouvelle réforme de l’assurance chômage. Licenciement facilité, recours à l’intérim et au CDD rendu plus aisé, flicage accru des chômeur-euses : alors que seulement 42% des sans-emplois sont indemnisés, c’est à un plan de précarisation générale et de déqualification du travail que nous, prolétaires, devons faire face. Les capitalistes nous licencient et leur État nous presse de retrouver du travail : déqualifié, sous-payé, à temps partiel ou tout simplement merdique.… Lire la suite

Loi travail, loi du capital

Les dernières ordonnances de Macron visent à supprimer ce qui reste des protections du travail gagnées au cours du XXe siècle. Déplacer toujours plus les négociations du niveau de la branche au niveau de l’entreprise revient à renforcer les capitalistes dans un équilibre des pouvoirs qui joue déjà en leur faveur. L’une des ordonnances prévoit ainsi que certains accords collectifs pourront modifier les contrats de travail sans l’accord du salarié. De même, les indemnités versées en cas de licenciements effectués sans cause réelle ni sérieuse seront drastiquement revues à la baisse. Quand on sait, aussi, qu’une autre ordonnance annonce de nombreuses mesures pour contourner les syndicats, voire pour les remplacer par un seul et même Conseil Social et Économique ou par des salarié.e.s isolé.e.s, le message du gouvernement ne saurait être plus clair : tout le pouvoir aux capitalistes !… Lire la suite

Ordonnances Macron : L’heure des attaques

Ordonnances Macron : L’heure des attaques
Briser les solidarités, faire baisser les salaires Au sortir de la Première Guerre mondiale et consécutivement à la Révolution russe, la loi consacre en France, dès 1919, la supériorité des conventions collectives sur le contrat de travail individuel. Au fil des ans et selon les rapports de force, ces conventions, négociées entre syndicats et représentant-e-s des employeur-euse-s ont défini les statuts des différentes catégories de salarié-e-s et fixés les salaires en deçà desquels ils et elles ne pouvaient être employé-e-s. Avec la grève générale de juin 1936, elles ont été étendues par arrêté et deviennent d’application obligatoire au plan national et à l’échelle de toute la branche professionnelle concernée.… Lire la suite

Victoire pour les grévistes de Campanile !

Victoire pour les grévistes de Campanile !
Après 43 jours de lutte, les grévistes de Campanile Tour Eiffel arrachent la victoire ! Retour sur une grève victorieuse…. Les salarié-e-s grévistes de l’hôtel Campanile Tour Eiffel ont obtenu satisfaction de leurs  revendications après 43 jours de grève. Depuis le 16 mai, elles et ils ont enchaîné les actions : rassemblements devant les différents hôtels Campanile (à la Villette, Porte de Bagnolet, Suresnes, et devant le siège du Louvre Hotels Group), interventions à la radio, à la Fête de Lutte Ouvrière, et aux réunions du Front social, que leur syndicat CGT HPE (hôtels de prestige et économiques) a rejoint, mais aussi une soirée de solidarité dans le 15ème arrondissement.… Lire la suite

Tou.te.s dans la rue le 19 juin

A l’appel du front social, manifestation à Lyon le 19 juin à 18h au départ de Hôtel de Ville. Ne laissons pas de répit à ce gouvernement de flics et de patrons ! Nous connaissons déjà les intentions offensives de Macron contre le code du travail et nos conditions d’existence. Ne lui laissons aucun délai pour appliquer ses mesures antisociales : le temps est à la mobilisation, pas à la négociation ! La loi El Khomri permet aux accords de branche et d’entreprise de s’appliquer même en étant moins favorables aux travailleurs que le code du travail. Macron prévoit d’étendre ces abus aux salaires et au temps de travail : c’est la remise en cause du SMIC et des 35 heures.… Lire la suite

[Sur les piquets de grève] La santé n’est pas une marchandise !

A l’appel de différents collectifs et syndicats, les personnels soignants de nombreuses hôpitaux psychiatriques du département se sont réuni.e.s ce lundi devant l’Agence Régionale de Santé pour protester contre les coupes budgétaires, la dégradation des conditions de travail et de soin. Les politiques d’austérité pèsent tout particulièrement sur le secteur de la santé mentale, trop pour rémunérateur pour la cupidité des capitalistes qui pourtant s’échinent à le rendre rentable (suppressions de postes, de lits, externalisation de nombreux services et autres économies morbides). Ainsi, le manque criant de moyens comme la pression permanente exercée sur les travailleuses et travailleurs par leur hiérarchie deviennent les conditions « normales » d’exercice de la psychiatrie.… Lire la suite

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