Pas de communisme sans planète

Pas de communisme sans planète
La destruction accélérée du vivant sous le poids de la logique même du capitalisme est aujourd’hui un des enjeux principaux qui nous est posé. Il s’agit de la survie à long terme de notre environnement et de la civilisation humaine. Cette destruction appelée parfois “écocide” se manifeste entre autre par le réchauffement climatique, l’extinction massive des espèces animales et végétales, ainsi que l’appauvrissement et la désertification des sols. Ces phénomènes n’ont de cesse de s’accélérer et même les gouvernements plus ou moins “concernés” par l’ampleur du problème sont incapables d’y répondre à cause des contradictions internes du capitalisme. La destruction accélérée de l’environnement se pose désormais comme une limite externe à la survie de ce mode de production et nous pose de plus en plus devant l’alternative suivante : socialisme ou barbarie.… Lire la suite

Sami, ex-livreur foodora

«La merde du futur»

Sami, ex-livreur foodora
Foodora cesse ses activités en France en ce début d’automne 2018. En laissant sur le carreau des milliers d’employés sous un faux statut d’auto-entrepreneur. Cette filiale du groupe allemand Delivery Hero a pourtant empoché un milliard d’euros au premier semestre 2018. A cette occasion nous vous proposons de lire ou relire l’interview que nous avions publié dans le premier numéro de notre magazine le « Jusqu’ici » intitulé « livraison à vélo, la merde du futur » Jusqu’Ici : Comment t’en es venu à bosser chez Foodora ? Sami : Quand je cherchais du taf, ce qui est assez horrible, c’est que toutes les annonces que je trouvais c’étaient des jobs de livraisons ou VTC, Uber, etc.… Lire la suite

Faites pas genre !

Petite analyse matérialiste de la division genrée du travail dans le monde de la santé.

Faites pas genre !
Cet article a été publié dans notre dossier spécial santé dans le tout dernier numéro de notre journal le « Jusqu’ici »   Avec 73% d’emploi féminin, le milieu français de la santé reste un des secteurs professionnels où la division genrée du travail se dessine avec le plus de netteté. La féminisation croissante des professions médicales les plus reconnues, progressant de 26% de femmes médecins en 1986 à 37% en 2004, est loin d’avoir rattrapé la quasi-exclusivité de l’emploi féminin dans les métiers de soin et de service moins qualifiés. Bien qu’ayant très légèrement diminué depuis les années 1970, le taux de femmes infirmières avoisine encore les 89%.… Lire la suite

En hypertension !

Crises cycliques épidémies périodiques

En hypertension !
Cet article a été publié dans notre magasine le Jusqu’ici lors de notre dossier spécial santé. Vous pouvez retrouver plus d’articles sur jusquici.info On connaît des points de vue « syndicaux » sur le système de santé : prix des médicaments, conditions de travail des soignants, discriminations sociales de l’accès aux soins, foisonnement de sujets sur lesquels patients et travailleurs de la santé peuvent exprimer des revendications légitimes. On entend plus rarement un point de vue communiste sur la santé. Ce point de vue étant rare et difficile à fournir en l’absence de compétences médicales, la plupart des communistes s’aventurent peu à imaginer un bouleversement de la médecine et préfèrent imaginer une simple redistribution des soins.… Lire la suite

Solidarité avec les grévistes du Hyatt Vendôme !

Le 12 octobre, à 6:00, deux militant·e·s de la CGT-HPE et grévistes de l’hôtel Hyatt Vendôme ont été violemment agressé·e·s par les vigiles appelés par la direction de l’hôtel. Depuis le 25 septembre, le personnel de la sous-traitance réclame son internalisation, des délégué·e·s de proximité et, de concert avec le personnel permanent, une augmentation de salaire. La direction de l’hôtel ainsi que le sous-traitant, STN, tentent par tous les moyens de casser la grève y compris en faisant appel à des salarié·e·s d’autres sites. Une manifestation de soutien aux grévistes s’est organisée le 12 octobre devant l’hôtel et a été réprimée par la police.… Lire la suite

Lycée par le bas

Non aux suppressions de postes dans le secondaire

Lycée par le bas
Le gouvernement Macron mène actuellement sur tous les fronts une véritable guerre aux droits des travailleur·se·s, des étudiant.e.s des lycéen·ne·s : flexi-précarité avec la dernière loi travail v2 (ordonnances), loi Ore (parcoursup), réforme Blanquer des lycées, répression des prolétaires migrant·e·s, précarisation et contrôles des chômeur·se·s et allocataires des minimas sociaux (loi Élan), réforme du rail, etc. Toutes ces réformes sont l’œuvre d’un gouvernement ouvertement au service de la bourgeoisie. Là-dessus, rien de nouveau, l’État reste un appareil au service de la classe dominante, dont il est l’une des émanations. Le gouvernement a comme objectif la réduction d’un certain nombre de ses « coûts » (un pognon de dingue !).… Lire la suite

Sélection à l’université : construire la lutte, défaire le gouvernement

Sélection à l’université : construire la lutte, défaire le gouvernement
Vers la liquidation du droit aux études Peu avant Noël, un projet de loi modifiant les modalités d’accès au premier cycle universitaire a été adopté en première lecture à l’Assemblée nationale. Sans attendre son adoption définitive, le gouvernement commence d’ores et déjà à mettre en œuvre sa réforme, dite « Plan étudiants ».   Jusqu’ici, le baccalauréat, tout en sanctionnant la fin des études secondaires qu’elles soient générales ou professionnelles, constituait le « premier grade universitaire ». En droit, cela imposait aux universités d’autoriser chaque bachelier à s’inscrire en première année, dans la licence de son choix.   Si, en pratique, des restrictions existaient déjà  (numerus clausus en médecine, pratique du tirage au sort dans certaines filières du fait du manque de moyens), l’inscription dans la loi d’une sélection ouverte à l’entrée des facs brise définitivement le principe d’un droit aux études fondé sur l’obtention de diplômes nationaux, avec des épreuves identiques pour tous.tes.… Lire la suite

Loi Travail, un an après : analyse et perspectives

Après le mouvement contre la première loi Travail (2016), nous avons travaillé à quelques pistes d’analyse. Il nous semble que ces analyses, comme quelques propositions, peuvent retrouver une actualité dans le moment politique que nous vivons. Nous les proposons ici telles quelles, laissant ouvertes les perspectives d’application possibles à l’avenir.  Dans le contexte européen de 2016, la France tenait une position légèrement anachronique : malgré son échec, le mouvement de 2010 avait au moins retardé l’application d’une série de mesures d’austérité telles qu’elles ont pu être prises en Italie, en Allemagne, en Grande-Bretagne, etc. La loi El Khomri n’était aussi que la dernière carte d’une série de mesures qui augmentaient la pression sur le salariat, et alignait le salariat français sur celui des pays voisins : il y avait eu l’ANI avant l’élection de 2012, puis le Pacte pour la compétitivité et le CICE, la loi Rebsamen, la loi Macron –  pour citer les plus importantes.… Lire la suite

Ce que nous voulons : la gratuité des logements pour toutes et tous

Ce que nous voulons : la gratuité des logements pour toutes et tous
Hiver 2017.  Nous sommes le 29 décembre. Sur le trajet entre la gare de la Part -Dieu et le métro Saxe-Gambetta, au moins 5 personnes sont emmitouflées dans des couvertures, adossées à des bureaux vides quand à eux chauffés et éclairés. 10 ans après les actions des Don-Quichotte et les luttes des différents « ministère de la crise du logement » en 2007 la situation n’a fait qu’empirer pour les plus pauvres d’entre nous. Et le futur n’est guère réjouissant. Le gouvernement de la République En Marche le prouve à chaque instant.  Le récent transfert de la gestion des allocation logements de la CAF au budget de l’État a pour conséquence directe l’annonce pour janvier 2018 d’une baisse généralisée de 50 euros sur les APL pour les locataires en HLM (rajouté aux 5€ de baisse annoncé en septembre).… Lire la suite

Contre le projet des capitalistes : construisons la contre-offensive de classe

Après avoir facilité les licenciements par ordonnances (plafonnement des indemnités prud’hommales, simplification des règles qui encadrent les licenciements économiques collectifs), supprimé 260 000 emplois aidés (occupés à 70% par des femmes !) le gouvernement annonce une nouvelle réforme de l’assurance chômage. Licenciement facilité, recours à l’intérim et au CDD rendu plus aisé, flicage accru des chômeur-euses : alors que seulement 42% des sans-emplois sont indemnisés, c’est à un plan de précarisation générale et de déqualification du travail que nous, prolétaires, devons faire face. Les capitalistes nous licencient et leur État nous presse de retrouver du travail : déqualifié, sous-payé, à temps partiel ou tout simplement merdique.… Lire la suite

‹ Articles plus anciens