Agents territoriaux en déconfinement.

Eboueurs
50 000 agents territoriaux ont travaillé sur le terrain pendant toute la durée du confinement. Dès le début de la pandémie, ils ont été mobilisé pour l’organisation du 1er tour des élections municipales. Pour la suite, ce sont surtout les agents de catégorie C des services publics essentiels qui se sont retrouvés en première ligne : ramassage des déchets, entretien des réseaux d’eau potable et d’assainissement, maisons de retraite, portage de repas et aides à domicile auprès des personnes âgées, viabilité des routes, crématorium et entretien des cimetières etc. Pour les agents en télétravail ou en autorisation d’absence exceptionnelle, une ordonnance ministérielle a permis aux employeurs territoriaux d’imposer jusqu’à 10 jours de congés.… Lire la suite

Leur déconfinement et le nôtre

Pas de retour à l"anormal
La philosophie générale du déconfinement est particulièrement inquiétante. Outre l’impression de précipitation qui prévaut depuis le début de la crise, avec son lot d’ordres et de contre-ordres, de déclarations absurdes et contradictoires, le gouvernement semble plus préoccupé de réduire les risques politiques et judiciaires liés à ses décisions que d’appliquer le plus largement possible le principe de précaution en matière sanitaire.  Ainsi, si « l’autonomie » prônée – des élus locaux, des établissements notamment scolaires – semble permettre de ne pas rouvrir un certain nombre de sites, elle déplace également la responsabilité de l’échec potentiel des mesures de déconfinement. Le gouvernement pourrait en cas d’échec – indiqué par une seconde vague épidémique – s’abriter derrière la « souplesse » qu’il ne cesse de mettre en avant, bien commode lorsqu’il s’agit de ne pas arbitrer.… Lire la suite

Les nécessités à l’ordre du jour

POUR UNE GESTION INTERNATIONALE DES CATASTROPHES, POUR UN CONTRÔLE OUVRIER SUR LA PRODUCTION Estimée à 0,6% d’après les résultats de la politique de tests à grande échelle pratiquée en Corée du Sud, le taux de létalité du virus covid 19 ne nous dit en fait rien de la dangerosité qu’il acquiert en fonction de l’organisation sociale dans laquelle il se développe. En particulier, il ne nous dit rien de sa dangerosité lorsque les mesures de distanciation sociales sont mises en échec par l’impératif de continuité de la production capitaliste : même en s’en tenant à ce taux de 0.6%, ce virus provoquerait 180 000 morts rien qu’en France s’il devait contaminer 60% de la population.… Lire la suite

Pour une grève :

COLLECTIVE ET ORGANISEE RATP, SNCF, éducation nationale, chimie sont dotés de cadres permettant à la grève d’y avoir un caractère collectif et organisé. Dans la plupart des autres secteurs, alors même que l’ultra-majorité des travailleurs.ses entourent le mouvement de leur sympathie, la gréve n’a pas encore ce caractère collectif : il s’agit de grèves individuelles d’opinion. Or, il est vital de renforcer le caractère organisé, démocratique – de la base au sommet – du mouvement, aussi bien pour l’ancrer dans tous les secteurs que pour mettre la conduite de la grève et des éventuels contacts avec le gouvernement (ou, mieux, de son boycott) sous le contrôle des travailleurs.ses… Lire la suite

Retraites : et maintenant… Que faire ?

Photos retraites
L’élan gréviste du 5 décembre a permis aux équipes syndicales de bien des établissements, publics ou privés, et plus largement à de nombreux.ses travailleurs.ses, de renouer avec l’idée qu’une victoire est possible face à l’offensive capitaliste qui cherche à briser les uns après les autres nos maigres protections face à la misère et à la précarité à laquelle veut nous condamner cette société. La réforme des retraites est un coup sévère que la bourgeoisie veut asséner à notre camp social. Par l’ampleur de la misère qu’elle promet aux ancien.ne.s, cette réforme, si elle passe, est aussi la promesse d’attaques redoublées, d’une portée inégalée, qui seront immanquablement portées à son issue contre les droits sociaux et les libertés politiques des exploité.e.s. Pas le choix : il faut gagner cette épreuve de force !… Lire la suite

Jusqu’ici, tout va bien : compte-rendus de la #GrèveGénérale du 5 décembre

Photo manifesatiotn
Partout sur le territoire, les grèves et les manifestations du 5 décembre ont lancé le mouvement contre la réforme des retraites. Les militant·es de l’UPC ont participé à ces actions. Lyon La journée a commencé tôt par le blocage de l’université Lyon II par les étudiant·e·s protestant à la fois contre la réforme des retraites et la précarité étudiante. Plusieurs lycées (comme par exemple Ampère Saxe ou la Martinière) ont également été bloqués ainsi que des dépôts logistiques et des axes routiers. À partir de 10h30, malgré les trains et les bus massivement à l’arrêt (1 TER sur 20 roulait), 35000 manifestant·e·s ont participer à la manifestation appelée par l’intersyndicale.… Lire la suite

Une puissance capitaliste sur un baril de poudre

Les 700 sites industriels SEVESO classés seuil haut se répartissent sur tout le territoire national. Ils se situent pour l’essentiel dans des bassins de population ouvrière. 100 de ces sites sont entourés d’une population de 100 000 habitants dans un rayon d’un kilomètre : autour des villes portuaires (Le Havre, Etang de Berre, Dunkerque etc.) ou tout près des quartiers populaires à la lisière des métropoles à l’image du sud des agglomérations Lyonnaises et Grenobloises. Nous en retrouvons également dans des territoires ruraux ouvriers comme par exemple Salaise-sur-Sanne dans la vallée du Rhône ou Carling en Lorraine. A ces sites dont le classement SEVESO seuil haut résulte de la quantité particulièrement importante de produits dangereux susceptibles de se répandre, d’exploser ou de brûler, il faut ajouter, pour apprécier l’ampleur du risque industriel sur le territoire, les centrales nucléaires, les transports de matières dangereuses et divers sites militaires qui présentent également des risques spécialement élevés. Au fil des siècles et des décennies le spectre de la production marchande, d’abord basée sur des procédés surtout mécaniques, s’est élargi à l’application massive de la chimie à la transformation de matières premières toujours plus nombreuses, dans des domaines sans cesse grandissants.… Lire la suite

Ne battons pas en retraite !

Cette année, pour continuer sur sa lancée, le gouvernement Macron prévoit une nouvelle attaque d’ampleur contre tous les travailleur·e·s : une nouvelle réforme des retraites qui devrait être votée d’ici l’été 2020. Le gouvernement joue volontairement le flou en ne dévoilant pas complètement son projet de loi, néanmoins nous savons déjà que toutes les personnes nées après 1963 seront concernées. Le projet de loi prévoit d’instaurer un âge « pivot » de départ à 64 ans, autrement dit si vous partez à la retraite avant 64 ans votre pension de retraite sera réduite. Autre changement important, l’intégralité de la carrière sera prise en compte et non plus les 25 dernières années pour les salariées du privé ou les six derniers mois pour les fonctionnaires.… Lire la suite

Les vrais casseurs s’attaquent à nos retraites

  L’âge de départ à la retraite est maintenu à 62 ans selon Macron et ses sbires. Voilà un bel exemple de novlangue digne du « la guerre c’est la paix » de Big brother. Dans les faits, plusieurs pistes sont explorées pour démolir nos droits à la retraite par une réforme qui sera discutée au parlement en 2020 pour une application dès 2025. Delevoye a émis le 17 juillet dernier des préconisations dans ce sens après une séance de négociation avec les « partenaires sociaux ». L’une d’elle consiste à instaurer un système de bonus-malus autour d’un « âge d’équilibre » qui se situerait à 64 ans.… Lire la suite

Urgence sociale dans les hôpitaux

La grève des personnels de la santé dure depuis avril 2019 et touche désormais plus de 100 services sur les 650 du pays. Pour tenter d’apaiser la colère, la ministre de la Santé, Agnès Buzin a présenté vendredi 14 juin 2019 un plan qui n’est pas à la hauteur des attentes. Alors que les personnels ont besoin d’embauche, de places pour les patient·e·s, de temps pour travailler correctement elle leur propose une prime bien en deçà des besoins et de l’urgence de la situation. En attendant les flics débarquent chez les soignant·e·s comme à Lons le Saunier ou encore à Chalon sur Saône pour forcer des médecins et des infirmières à tenir leur poste.… Lire la suite