Contre l’ensauvagement du capital

Revolution murale

Une fois de plus le capitalisme traverse une terrible crise économique. Une fois de plus on demande aux travailleur·se·s, aux exploité·e·s de payer la facture…

Selon Pôle-Emploi, actuellement en France métropolitaine, plus de 5 millions de personnes sont inscrites en catégories A, B, C. Il faut ajouter à cela que de plus en plus de travailleur·se·s sont employé·e·s dans des contrats précaires (3,7 millions de personnes en 2019). Comment s’étonner dès lors que le nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvreté augmente ? Selon le dernier rapport de l’Insee, celui ci est passé de 8,9 en 2017 à 9,3 millions en 2018, soit la plus forte hausse depuis 8 ans. Et cela même avant la crise du covid-19 !

Depuis les annonces de plan sociaux dans les grosses entreprises s’enchaînent : Airbus, Renault, Auchan, Nokia, Hop..

Selon le département de statistiques du ministère du Travail, plus de 275 plans sociaux ont été recensés depuis le confinement. À cause de cette situation calamiteuse nous survivons plus que nous ne vivons…On rogne sur les loisirs, sur les sorties, on mange moins et mal, on déprime, on se sent en permanence en insécurité face au lendemain… Pendant ce temps les grosses entreprises continuent de verser des sommes faramineuses aux actionnaires. Selon l’ong oxfam une poignée d’entreprises devraient faire environ 109 milliards de dollars de bénéfices exceptionnels dans le monde par rapport à leurs performances ces dernières années et ce malgré la crise sanitaire. 90% de ces bénéfices exceptionnels seront reversés à leurs actionnaires. En 2008 suite à la crise financière un slogan était répandu : ce n’est pas à nous de payer leur crise !

Aujourd’hui ce mot d’ordre conserve toute sa légitimité : en effet la crise « du coronavirus » n’est pas réductible aux circonstances de son éruption. C’est aussi une crise du capitalisme.

En effet c’est l’extension de la déforestation et la conquête de nouveaux territoire naturels (comme dans la région du Wuhan dont la périphérie a subi une industrialisation massive ces dernières années) par les capitalistes mondiaux qui fait émerger des virus passant de plus en plus fréquemment des animaux aux humains. L’agriculture marchande et ses élevages industriels sont également pointés du doigt par les scientifiques dans la diffusion de nouveaux virus pandémiques. Selon un article écrit par un collectif d’épidémiologistes, de biologistes et de mathématiciens états-uniens : « l’agriculture marchande, par sa seule expansion mondiale, sert à la fois de moteur et de nœud par lequel les agents pathogènes de diverses origines migrent des réservoirs les plus reculés vers les plus importants centres de la population mondiale. » Face au risque épidémique qui s’accroît, à l’accroissement des inégalités et de la pauvreté, face à la catastrophe climatique, il est urgent de s’organiser pour sortir de cette société mortifère.

Le mouvement des gilets jaunes a déjà ébranlé l’ordre établi, il a été suivi par le mouvement contre la réforme des retraites. Partout la colère gronde, mais elle peine à s’organiser durablement, à dépasser les formes de luttes traditionnelles, à sortir des ghettos politiques ou syndicaux.

Or les impasses réformistes ne sont pas suffisantes, car il nous faut aller désormais vers une véritable révolution politique sociale et culturelle : celle qui nous donnera la totalité du pouvoir sur nos vies, qui arrêtera la destruction de l’environnement, nous libérera du travail salarié et détruira l’état bourgeois. C’est la révolution qui permettra de construire un pouvoir populaire pour notre classe, la révolution qui instaurera le contrôle des travailleurs sur nos lieux de travail afin que nos efforts servent à satisfaire nos besoins vitaux et non la logique de profit du patronat.

Pour cela nous appelons tous les travailleur·se·s, chômeur·se·s, étudiant·e·s à s’auto-organiser dans des comités de lutte permanent au sein de leur entreprise, de leur quartier, de leur lieu d’étude et à se coordonner entre eux/elles pour défendre concrètement nos droits par tous les moyens nécessaires (grève, blocage, occupation, refus de paiement, etc.) Tout en ne perdant pas de vue que seule une véritable révolution sociale permettra d’en finir avec ces jours sombres.

Dans le monde entier les révoltes éclatent : Irak, Iran, Liban, Chili, Colombie, Équateur, Bolivie, Algérie et même aux États-Unis !

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