Massacre en Irak

Ce texte est la traduction d’un article de nos camarades de l’ Organisation d’une Alternative Communiste en Irak.
Cet article fait suite aux deux articles déjà paru sur notre site.

Les milices des partis politiques islamistes au pouvoir commettent un atroce massacre près du pont Sanak

Un groupe de criminels armés, affiliés aux partis politiques islamistes au pouvoir et aux autorités para-militaires, a tiré à balles réelles sur les manifestants sans défense rassemblés près du pont Al-Sanak à Bagdad, commettant ainsi un massacre laissant pour mortes plusieurs dizaines de jeunes protestataires et blessant plusieurs centaines d’entre eux dans la nuit du 6 décembre 2019.

Ce crime affreux n’a pas eu lieu par hasard et n’est pas la responsabilité d’une seule personne, tout indiquant la complicité des autorités militaires et de sécurité avec les milices armées des partis au pouvoir pour la réalisation de ce massacre et pour en faciliter l’exécution.

En plein cœur d’une étouffante crise politique et intellectuelle à laquelle les différentes factions, courants et milices font face du fait du soulèvement populaire, les partis politiques tentent de s’absoudre de ce crime ou de l’utiliser pour leurs propres intérêts tactiques dans leurs rivalités, afin de consolider leur contrôle sur la détresse des masses.

Les partis islamistes et nationalistes bourgeois au pouvoir, leur milices, leurs blocs parlementaires et leurs factions rivales forment un front uni, sanglant et sans pitié contre les protestataires.

Les partis islamistes et nationalistes bourgeois au pouvoir, leur milices, leurs blocs parlementaires et leurs factions rivales forment un front uni, sanglant et sans pitié contre les protestataires. De ce fait, ils sont les forces de la contre-révolution au coeur de la crise politique et sociale à laquelle la société irakienne fait face. Nul d’entre eux n’hésite à utiliser les méthodes les plus brutales, hostiles et inhumaines afin d’éliminer le soulèvement actuel enclenché par les masses des travailleur.se.s, des femmes et de la jeunesse révolutionnaire.

La séparation des rôles entre les forces du régime, entre les partis et les courants, dans leurs efforts réactionnaires afin d’étouffer ce soulèvement est clairement visible à chacun.e. De plus, leur lamentation devant le sacrifice de jeunes des mains de scélérats aux ordres de ce régime d’un autre temps ne peut tromper quiconque. Leur discours et mots « compatissants » envers le soulèvement ne peut cacher le fait qu’ils insultent ce soulèvement.

De même, les offres faites par certains partis au pouvoir afin de se montrer dans les rangs des protestataires et de les protéger contre les attaques des milices armées ne doivent tromper personne. Ces actions ne peuvent annuler leurs pratiques oppressives et effacer de la mémoire des protestataires leurs actes mafieux allant du kidnapping à l’assassinat en passant par la torture contre toutes celles et ceux qui se mettent sur leur chemin dans les régions qu’ils contrôlent et sur les places en lutte.

L’ensemble des massacres commis des mains des bandits de l’islamisme contre les soulèvements à Bagdad et dans le reste des provinces irakiennes doit s’arrêter et le soulèvement doit s’accélérer afin de défaire ce groupe de tyrans fascistes, coupables de la mort de milliers de jeunes femmes et hommes. Leurs crimes perpétrés contre les manifestations et contre le peuple irakien, ayant subi de nombreuses tragédies et souffert douloureusement durant ces 16 dernières années, ne peuvent être tolérés.

Le soulèvement se doit de s’organiser en conseils révolutionnaires de masse prenant les choses à son compte afin de mener la révolte et diriger ses actions dans toutes les provinces.

Les travailleur·se·s, les femmes et la jeunesse révolutionnaire sont le socle de ce soulèvement. Ils et elles constituent sa classe, sa force sociale et leur pouvoir a pour intérêt de mener un changement révolutionnaire et d’abattre le régime en place.

Une grève générale et une initiative politique volontaire de cette classe résoudrait de nombreux problèmes en faveur d’un changement radical

La classe ouvrière et les masses des travailleur·se·s ne peuvent accepter de laisser la jeunesse et les manifestant.e.s tomber comme victimes des forces fascistes au pouvoir. Une grève générale et une initiative politique volontaire de cette classe résoudrait de nombreux problèmes en faveur d’un changement radical et d’une protection du soulèvement contre les attaques du régime.

L’Organisation d’une Alternative Communiste en Irak, tout en exprimant sa profonde sympathie envers les familles et les ami·e·s des victimes et son souhait d’un prompt rétablissement pour les blessé·es, condamne ce violent massacre contre le soulèvement. Elle en appelle en même temps aux protestataires d’unifier leur rangs sous la bannière révolutionnaire de la classe ouvrière, des masses du prolétariat et de la jeunesse.

De même, elle en appelle à la classe ouvrière et aux masses désavantagées à intervenir politiquement en faveur du mouvement et de tous les travailleur.se.s et opprimé.es et à travailler à la formation de conseils révolutionnaires de masse dans les quartiers, les usines et à tout autre niveau dans l’ensemble du pays.

Nous en appelons aussi à la classe ouvrière internationale, à tous les partis socialistes et progressistes, à toutes les organisations dans le monde à exprimer leur opposition aux violents massacres opérés contre le soulèvement irakien.

Honte aux milices, pouvoir aux masses révolutionnaires

Organisation d’une Alternative Communiste en Irak

7 décembre 2019

2 thoughts on “Massacre en Irak

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.