Ne battons pas en retraite !

Cette année, pour continuer sur sa lancée, le gouvernement Macron prévoit une nouvelle attaque d’ampleur contre tous les travailleur·e·s : une nouvelle réforme des retraites qui devrait être votée d’ici l’été 2020.
Le gouvernement joue volontairement le flou en ne dévoilant pas complètement son projet de loi, néanmoins nous savons déjà que toutes les personnes nées après 1963 seront concernées.
Le projet de loi prévoit d’instaurer un âge « pivot » de départ à 64 ans, autrement dit si vous partez à la retraite avant 64 ans votre pension de retraite sera réduite. Autre changement important, l’intégralité de la carrière sera prise en compte et non plus les 25 dernières années pour les salariées du privé ou les six derniers mois pour les fonctionnaires. La loi prévoit également d’allonger la durée de cotisation à 43 ans.
En résumé nous travaillerons davantage, en cotisant plus, pour toucher des pensions de retraite inférieures !
Le gouvernement nous répète que cette nouvelle entreprise de démolition de nos droits poursuit un objectif de justice sociale en réduisant les inégalités entre les différents régimes de retraites. La réforme prévoit en effet de remplacer les 42 régimes spéciaux actuels par un système universel des retraites. Le problème est que cette réforme s’aligne vers le bas au lieu d’aligner les régimes vers le haut, ce qui profiterait à tous les salariés.
L’autre argument de l’Etat consiste à dire que du fait du vieillissement de la population nous devrions tous travailler davantage pour financer les retraites des personnes âgées. Cet argument est absurde dans une société où le chômage chez les jeunes et les plus de 50 ans est important, où les emplois précaires se développent de plus en plus et où le temps partiel imposé pèse toujours plus sur les salariées en particulier les femmes.
De plus l’argument traditionnel en vertu duquel il serait normal de travailler plus longtemps puisque nous vivons plus longtemps pose question. Pourquoi les ouvriers et ouvrières qui vivent moins longtemps que les cadres ne partiraient-ils pas à la retraite plus tôt, selon cette logique ?
Face à cette attaque d’un régime au service de la classe capitaliste, il ne s’agit pas seulement de défendre nos acquis sociaux mais de profiter du mouvement social pour construire un mouvement de refus global de cette société qui ne produit que souffrances et destructions: hausse des inégalités et de la pauvreté, hausse de la souffrance au travail, guerre, destruction de la nature…
Il faudra plus que des journées de mobilisation « saute-mouton », que nous proposent les bureaucraties syndicales comme elles en ont l’habitude, pour construire un véritable rapport de force face à l’Etat.
Il faut partout organiser des comités de gréves et de mobilisation qui seront des forces autonomes nécessaires pour construire un mouvement efficace ! Le mouvement des gilets jaunes issu de l’exigence de justice sociale des travailleurs a prouvé que le gouvernement était faible et que l’ordre économique ne tenait désormais que grâce à la brutalité de sa police. Si nous sommes suffisamment nombreux et déterminés, si nous bloquons les institutions et les entreprises de ce pays nous pouvons gagner !
Mardi 24 septembre et au delà, toutes et tous en gréve et manifestation

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