S’organiser, lutter, vaincre !

Retrouvez cet article dans le nouveau numéro de notre magazine, le "Jusqu'ici"

Partout où cela est possible, en fonction de nos forces et où nos camarades sont implantés, nous défendons une ligne fondamentale : celle de l’auto-organisation. Cette ligne s’oppose à celle des appareils traditionnels pour qui la lutte se déclenche en fonction d’un agenda rythmé par les négociations. Elle s’oppose aussi à une ligne plus volontariste qui impose à marche forcée une tactique mouvementiste qui finit, à notre sens, par épuiser les éléments les plus motivés. Le sort de la lutte de classe ne repose pas uniquement sur la bonne volonté des cadres les plus combatifs mais également sur des conditions préalables qui ne sont pas toujours au rendez-vous de l’Histoire. Lorsque ces moments révolutionnaires se présenteront, le mouvement communiste se devra d’être suffisamment unifié et organisé pour affronter efficacement les exploiteurs et leurs allié.e.s. Ce complet renversement de la situation peut survenir dans les périodes d’instabilité, et nous devons avoir conscience des obstacles qu’il nous reste encore à franchir.

Là où nous militons, dans les syndicats, les assemblées et les collectifs de lutte nous nous efforçons d’élaborer des stratégies avec celles et ceux qui sont directement concernées par l’exploitation, le sexisme et le racisme . Face au « syndicalisme de service », voire de pure charité nous opposons la construction collective des armes nécessaires à l’auto-défense de classe. Parmi la jeunesse de la classe ouvrière, prolétariat en devenir, nous mettons en perspective le rapport fondamental de production en faisant le lien entre travailleur·se·s en formation et futur·e·s exploité·e·s.

Parmi les personnes exilé·e·s nous pointons toujours du doigt la responsabilité de notre propre bourgeoisie, l’État français, son caractère dominant, impérialiste et colonial ainsi que celle des entreprises capitalistes. Au-delà de la nécessaire auto-défense, nous défendons inconditionnellement

la perspective d’un bouleversement intégral des rapports de production afin d’abolir toutes formes d’exploitations de classe, de privilèges liés au genre ou à la blanchité. Bien sûr, ces lignes,  caractéristiques des organisations communistes, ne s’improvisent pas. Elles se pensent au sein des réunions que nous organisons dans lesquelles nous nous entraidons face aux immenses défis des luttes auxquelles nous participons. D’autre part, nous souhaitons que l’organisation soit plus que la somme d’individus qui pensent chacun de leur côté la tactique et les perspectives de lutte. Nous avons plutôt l’ambition de développer une unité de vue et d’action, des argumentaires communs et réfléchir ensemble aux stratégies les plus efficientes pour trouver les moyens de faire plier un employeur ou convaincre nos collègues dans les boîtes où nous travaillons et dans nos lieux d’études. C’est aussi le rôle de notre journal (dont nous ouvrons la rédaction aux sympathisant·e·s des idées communistes) qui nous permet de nous coordonner, de confronter nos appréciations et d’exposer au plus grand nombre nos objectifs.

Nous avons également crée l’association Table Rase dont l’objectif est la formation et la diffusion des idées marxistes révolutionnaires. Si ces objectifs et cette stratégie vous semblent cohérents, si vous voulez à votre échelle y contribuer nous vous invitons, si vous le désirez, à nous rejoindre.

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