Penser l’écologie avec Marx et au-delà de Marx

Contrairement aux idées reçues, Karl Marx s’est penché de près sur la destruction des conditions naturelles d’existence causée par le mode de production capitaliste. Même si le terme écologie n’est pas encore utilisé dans un sens politique au moment où il écrit, l’idée d’une rupture de l’échange métabolique entre les hommes vivant en société et leur environnement naturel fournit un premier cadre théorique pour penser une crise écologique du capitalisme.

Timothée Haug, doctorant à l’École doctorale Humanités de Strasbourg, montre dans cette introduction que la référence à Marx peut nous servir de boussole pour nous repérer dans le champ de l’écologie politique contemporain, en critiquant d’une part l’essentialisme de l’écologie profonde et d’autre part le technicisme de l’éco-modernisme. Ces deux variantes dominantes du discours écologique éludent les rapports sociaux qui structurent notre rapport collectif à la nature. C’est là s’empêcher par avance d’envisager la résolution de la crise (des crises) écologique(s) actuelle(s) par un bouleversement de notre mode de production.

Sur cette base, il sera alors possible et nécessaire de critiquer l’idéologie réformiste aujourd’hui déployée dans la perspective d’une gestion étatique des contradictions écologiques du capitalisme.

Conférence organisée le 29 mars 2018 à 18h par l’association Table Rase au Jusqu’ici, 169 grande rue de la Guillotière à Lyon.

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