Lycée par le bas

Non aux suppressions de postes dans le secondaire

Le gouvernement Macron mène actuellement sur tous les fronts une véritable guerre aux droits des travailleur·se·s, des étudiant.e.s des lycéen·ne·s : flexi-précarité avec la dernière loi travail v2 (ordonnances), loi Ore (parcoursup), réforme Blanquer des lycées, répression des prolétaires migrant·e·s, précarisation et contrôles des chômeur·se·s et allocataires des minimas sociaux (loi Élan), réforme du rail, etc.
Toutes ces réformes sont l’œuvre d’un gouvernement ouvertement au service de la bourgeoisie. Là-dessus, rien de nouveau, l’État reste un appareil au service de la classe dominante, dont il est l’une des émanations.

Le gouvernement a comme objectif la réduction d’un certain nombre de ses « coûts » (un pognon de dingue !). Objectif qu’il compte aujourd’hui atteindre en supprimant des milliers de postes dans les trois fonctions publiques (hospitalière, d’État et territoriale), et notamment plus de 3600 postes dans l’Éducation Nationale.

L’information concernant les suppressions de postes était dans la communication gouvernementale systématiquement accompagnée d’une annonce d’augmentation du budget de l’éducation nationale. Sont ainsi promis 850 millions d’euros supplémentaires. Mais nous ne sommes pas dupes! C’est ridiculement bas comparé à la hausse (inégalée depuis 30 ans) du budget des armées. Celui-ci augmente ainsi de 1,8 milliards d’euros en 2018. Plus encore : c’est largement insuffisant eût égard à l’augmentation bien réelle des effectifs d’élèves, et aux inégalités de moyens criantes, principalement dans les établissements relevant de l’éducation prioritaire. Nous constatons encore et toujours la priorité de l’Etat français : privilégier une politique militariste, sécuritaire, tout en faisant des économies sur les secteurs tels que l’éducation et la santé.

Les premiers concerné.e.s: Les élèves

Le processus Parcoursup a approfondi une violente inégalité d’accès aux études supérieures. Les élèves venant de bac pro ou de banlieue voient définitivement se fermer les portes des grandes écoles ou des facs avec souvent comme seule réponse des formations payantes et à distance via le CNED. Le bac pro n’est toujours pas considéré comme un vrai bac et les élèves sont perçus au sein de l’enseignement supérieur comme des intrus·e·s : rien n’est véritablement fait pour leur permettre d’intégrer correctement les filières qu’ils ou elles souhaitent. Par ailleurs la réforme Blanquer de l’enseignement professionnel entraîne la réduction des heures d’enseignement général, notamment en histoire, géographie, français et mathématiques. Il s’agit d’abaisser le niveau des bachelier·e·s en matière de connaissances générales – potentiellement critiques – pour produire une main d’œuvre docile, un prolétariat en formation qui ne fera pas de vagues, et qui saura emprunter les voies qui lui ont été tracées dès la fin du collège.

Une école de classe

Néanmoins si nous dénonçons les dégradations de nos conditions de travail et d’études, nous ne portons pas un discours qui serait celui d’une stricte défense de l’éducation nationale en tant qu’institution. Dans la société capitaliste l’école, pas plus que les autres institutions de l’État, ne peut « planer » au dessus de la lutte des classes.

« Dans la société bourgeoise, l’école poursuit trois buts principaux: elle élève la jeune génération des travailleurs dans un esprit de dévouement et de respect pour le régime capitaliste: elle prépare parmi la jeunesse des classe dirigeantes des dresseurs « instruits » pour le peuple laborieux; elle sert la production capitaliste en utilisant la science pour le perfectionnement de la technique et l’augmentation des revenus capitalistes » Boukharine Préobrajenski dans l’abc du communisme » 1919

Les réformes en cours aggravent cet état de fait et renforcent la reproduction sociale déjà à l’œuvre au sein de l’école. C’est pourquoi nous invitons les personnels ainsi que les élèves à se battre aujourd’hui pour de meilleures conditions de travail et d’études. Ceci, tout en insistant sur le fait qu’il nous faut nous auto-organiser pour détruire la société capitaliste et la remplacer par une société au service des besoins et de l’épanouissement de toutes et tous, qui développera au maximum les moyens d’acquérir savoir et compétences: le communisme.

Réduction de la charge de travail !
Refus des heures supplémentaires !
Augmentation des salaires de tous les personnels !
Titularisation des auxiliaires et précaires !
Toutes et tous en grève les 9 octobre et 12 novembre prochain : pas de négociation !

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