Grève à Campanile: la détermination est intacte

À Paris, au cœur de la capitale française, les travailleuses et les travailleurs de l’hôtel Campanile, l’une des filiales de Louvre Hôtels Group, le géant du monde de l’hôtellerie, nous donnent à nouveau un bel exemple de solidarité et de détermination dans la lutte pour l’amélioration de leurs conditions de travail et contre la discrimination syndicale !

Épaulé-e-s par la CGT-HPE, les salarié-e-s de l’hôtel Campanile Tour Eiffel sont parties en grève illimitée, pour la seconde fois, le 16 mai à 9h. En effet, après la belle grève victorieuse de 28 jours de mars-avril 2016, qui s’est soldée par
• la fin de la sous-traitance suite à l’internalisation des femmes de chambre, une baisse des cadences de 25%,
• le passage des mensualisations des femmes de chambre de 86h67 à 108h33 et de l’aide hôtelière à 130h
• deux réceptionnistes à temps complet avec une augmentation importante des salaires,
• l’obtention de 75% du 13ème mois.
Les travailleuses et travailleurs se battent aujourd’hui face à des patrons qui veulent à tout prix casser le collectif existant.

Au Campanile Tour Eiffel, quand certain-e-s salarié-e-s sont attaqué-e-s et discriminé-e-s par la direction, c’est l’ensemble des travailleurs-ses qui se révoltent, affirmant ainsi leur solidarité. La direction qui n’a toujours pas digéré qu’une défaite lui soit infligée l’année dernière attaque à nouveau. De la discrimination et la mise à l’écart de certain-e-s salarié-e-s au refus de revalorisation des salaires en passant par les pressions sur les syndicalistes, la sanction de l’un d’entre eux, la volonté de casser l’unité de l’équipe par l’embauche de nouveaux personnels au lieu de privilégier les promotions et le reclassement en interne, la direction veut finir à tout jamais avec une équipe soudée et solidaire qui montre l’exemple à l’ensemble des salarié-e-s du groupe Louvre Hôtels et au-delà !

12 jours de grève aujourd’hui : la détermination est intacte, le moral est toujours haut, et la solidarité est toujours à son maximum !

« On ne lâchera pas ! Et on continuera notre mouvement toutes et tous ensemble ! On est déterminés ! », lance Fouad, réceptionniste de l’hôtel. « La direction nous intimide au quotidien, elle veut tout faire pour casser notre mouvement et surtout la solidarité qu’il y a entre nous. Elle veut que les femmes de chambre reprennent le travail, car aujourd’hui il n’y a aucun client dans l’hôtel, toutes les femmes de chambre et les réceptionnistes sont en grève. On est majoritaires ! Ils perdent au moins 12 000 € par jour, c’est énorme et ça leur fait mal! »

Monia, sous-directrice en grève, témoigne : « L’objectif de la direction c’est de casser l’unité en nous disant que nos revendications ne sont pas légitimes car elles concernent certains salariés individuellement ! Elle nous fait le jeu de l’appel au pseudo-dialogue social pour qu’on baisse les bras et pour qu’on soit divisés face à elle : c’est bien connu, on est moins fort et facile à réprimer quand on est seul et isolé ! À Tour Eiffel la régression sociale que veut nous imposer la direction ne se discute pas, elle se combat ! Seules des propositions à la hauteur de nos revendications nous conduiront à aller à la table des négociations ! »

Pour Momo, délégué du personnel, « la direction ne mesure pas le degré de solidarité entre l’équipe des salarié-e-s de l’hôtel. En effet, l’unité des salariés-e-s quelle que soit leur catégorie est un objectif cher à nous, adhérents de la CGT-HPE.
C’est un moyen plus qu’important pour les travailleurs aujourd’hui pour mener des batailles victorieuses notamment dans notre secteur, pour défendre nos acquis et en avoir des nouveaux ! L’année dernière nous avons bien préparé la grève, nous l’avons menée pendant 28 jours et aujourd’hui nous la menons même la nuit… oui, même la nuit, car nous avons occupé l’hôtel pour empêcher qu’ils le ferment et qu’ils nous mettent dehors. L’année dernière nous avons réussi le pari et nous avons imposé nos revendications. Aujourd’hui nous sommes déterminé-e-s à faire la même chose ! Vous savez, une grève ça se prépare et l’objectif de sa préparation est surtout de construire un rapport de solidarité et de confiance entre nous les salariés. C’est notre seul point de force, et nous somme prêt-e-s aujourd’hui à mener le même combat, avec la même détermination jusqu’à la satisfaction de nos revendications ! »

Après le grand rassemblement devant l’hôtel Campanile la Villette mercredi 24 mai, les grévistes appellent à un nouveau rassemblement mardi 30 mai à midi précis devant le Campanile de Porte de Bagnolet, 28 avenue du Général de Gaulle (sortie Métro Gallieni)

Soyons solidaires avec elles et eux !
Construisons la solidarité et un rapport de force dans la rue et dans l’action !
Ne manquons pas ce rendez-vous ! Vive la lutte, car seule la lutte paie !

< >

Réagissez