L’Empire contre-attaque

Le 6 avril les États-Unis de Trump ont tiré près d’une soixantaine de missiles sur une base militaire du dictateur Al-Assad. Ce dernier est lui-même accusé d’avoir perpétré une attaque chimique meurtrière à Khan Sheikhoun qui aurait fait jusqu’à 86 morts. Si le président syrien et son soutien russe sont responsables de cette nouvelle atrocité contre la population, les bombardements américains n’ont rien à envier à cette politique criminelle. Apparemment, pour Trump, refuser d’accueillir des Syrien.ne.s aux États-Unis n’empêche pas de les faire bombarder chez eux.

Dans la même veine, l’armée états-unienne a laché le 13 avril une bombe de 10 000 kilos sur l’Afghanistan… Qui pourra encore croire à des « frappes chirurgicales » après cela ?
Plus inquiétant encore : peu de temps après cette opération, on apprend que les États-Unis dépêchent un porte-avion et une flotte de guerre au large de la Corée. Il s’agit pour Trump d’une réponse au développement du programme nucléaire nord-coréen. Ce régime militariste et capitaliste d’État, dont l’économie fonctionne en grande partie sur une gestion concentrationnaire des travailleurs.euses, a déjà averti qu’il était prèt à réagir par une attaque nucléaire sur l’Amérique. Rien que ça !

La politique extérieure des États-Unis est une véritable menace pour la paix dans le monde. Toutefois nous sommes résolument internationalistes, solidaires de toutes et tous les exploité.e.s et les opprimé.e.s. C’est pourquoi nous ne hurlerons pas avec les loups pour défendre le régime criminel d’Al-Assad et les intérêts russes dans la région, ou encore le régime non moins criminel de la Corée du Nord et les intérêts chinois qui lui sont associés. Partout, l’impérialisme trace le chemin de la barbarie et de la guerre pour le contrôle des ressources, des marchés ou des positions stratégiques.
Le bombardement de la base syrienne intervient peu avant l’arrivée du secrétaire d’État Rex Tillerson (ministre des affaires étrangères états-unien) en Russie, et le déploiement de la flotte dans le même temps que la visite du président chinois Xi Jinping en Floride. Au prix de vies humaines, les menaces et les offensives militaires semblent constituer les nouveaux modes de la diplomatie brutale de Trump. Bien loin des promesses de non-intervention, c’est une fois de plus vers la guerre que nous oriente le nationalisme…

En cette période électorale, différentes fractions de la bourgeoisie française s’écharpent de manière particulièrement sordide sur les alliances internationales qui leur seraient les plus profitables. Pour la classe ouvrière et particulièrement pour les prolétaires issus de l’immigration de pays subissant ou ayant subi des offensives impérialistes, cela ne peut signifier que la voie vers la barbarie. Que cela soit avec des armes chimiques russes, des missiles américains, des croiseurs chinois, des hélicoptères français ou même avec les bombes de Daesh, ce sont toujours nos morts pour leurs guerres.

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