A Vénissieux comme à Aulnay, la police tue !

Nous étions plus de 200 personnes ce dimanche 12 février 2017 devant le collège Elsa Triolet de Vénissieux. Il s’agissait pour nous de dénoncer la violence policière qui s’était encore illustrée avec force le 11 décembre dernier lors de la course poursuite qui à coûté la vie à Medhi. D’autre part nous nous opposions à la venue de Najat Vallaud Belkacem censée promouvoir aux cotés d’entrepreneurs des méthodes d’enseignements hallucinantes soutenues par la métropole de Lyon. D’ores et déjà nous pouvons être fiers de l’annulation de son déplacement qui constitue une première victoire.

Le rassemblement était composé d’hommes et de femmes de tout âge et à donné lieu à des prises de paroles aussi émouvantes que déterminées.

A Vénissieux, comme dans les autres villes périphériques des centres, les violences policières ne sont pas des « anecdotes » ou des « bavures » mais bien le fait d’une violence structurelle dont les morts se comptent par centaines. Cette affirmation s’est confirmée quelques heures après notre départ: les flics se sont vengés en blessant à coups de flashball une membre de la famille de Medhi et en lançant au passage des gaz lacrymogènes dans un parc public ou jouait des dizaines d’enfants.

La police est le bras armé de l’Etat, appliquant lui-même une politique au service des intérêts économiques des capitalistes. C’est une structure en bande organisée dont les chefs, qu’ils soient « socialistes » ou « républicains » devront répondre de leurs actes, lorsque la colère fera changer  de camp la peur.

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