S’organiser face aux violences policières

violencesUn syndicaliste, personnel soignant aux hôpitaux de Paris, a perdu un œil dans une manifestation contre la loi travail. Quelques jours après, c’est un universitaire qui subit des violences policières en pleine rue tandis qu’à Béziers un homme est mort au cours de son interpellation. Ces différents événements ont mis dans la lumière des brutalités qui sont une réalité quotidienne dans les quartiers populaires, dans les prisons ou à nos frontières.

Ces événements ne nous étonnent pas, la police joue simplement son rôle de gardienne de l’ordre social établi en faveur des classes possédantes. Il serait aussi de naïf de croire à une police « pacifique » que de croire à un capitalisme « à visage humain », à des armes « non-létales » ou à une justice « équitable ».  Au-delà, il s’agit d’un dispositif de contrôle du prolétariat plus vaste – inspiré de techniques rodées au cours de la colonisation – qui conjugue pratiques policières, renseignements, surveillance de la population, passe-droit juridiques, retour en force des valeurs « traditionnelles » etc. Ceci dit, l’Etat peut moduler ce dispositif en l’utilisant de manière plus ou moins brutale selon le public visé, les quartiers ou les périodes concernés.

Aujourd’hui, il a choisi de frapper fort dans un contexte mêlant état d’urgence, racisme décomplexée, chômage et précarité de masse et surtout renouveau des luttes sociales. Pourtant, il est possible de s’organiser collectivement face à la répression et aux violences. Nous l’avons vu récemment avec la création d’outils d’auto-défense juridiques et financière un peu partout en France, avec la solidarité qui s’est manifestée autour de la famille d’Adama Traoré ou, dans un autre contexte, les émeutes qui ont secoué et qui secouent encore les USA suite à des assassinats policiers.

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