[Sur les piquets de grève] Les grévistes de Feyzin ne veulent pas d'une grève par procuration !

Depuis le vote de l’arrêt des installations de la raffinerie de Feyzin lors d’une Assemblée Générale vendredi 20 mai, plus une goutte de carburant ne sort des installations. Pas de blocage, donc, ce mercredi, mais des travailleurs en grève. Lesquels rigoleraient sans doute pas mal à l’idée de voir la force publique venir « débloquer » la raffinerie et, pourquoi pas, mettre à l’oeuvre son savoir-faire en matière de raffinage de pétrole brut.

Les grévistes apparaissent déterminés : ils sont en tout cas largement soutenus sur leur piquet de grève par d’autres travailleur/ses, par des étudiant-e-s, organisé-e-s ou non. Mais ce soutien n’est pas complet sans l’expansion de la grève à d’autres secteurs d’activité, sans la solidarité en acte des salarié-e-s.

Car, s’il est bien une chose que semblent ne pas souhaiter les grévistes de Feyzin, c’est d’entrer dans le jeu dangereux de la grève « par procuration ». De fait, lorsqu’on est opposé-e à la loi travail, il ne suffit pas de dire que l’on soutient les travailleur/ses en grève, ceux qui manifestent, ceux qui mènent des actions de blocage économique : il faut s’organiser pour la grève partout où cela est possible.

Dès demain, soyons nombreux/ses en grève et dans les cortèges !

UPC Lyon

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