Vive la lutte des révolutionnaires partout dans le monde !

Tract diffusé lors de la manifestation de Lyon du 04/10/2014.

L’État français, allié aux Etats-Unis, prétend intervenir en Irak, en Syrie et au Kurdistan dans l’intérêt des populations confrontées à ce monstre que leur politique au Moyen-Orient a enfanté : le prétendu « État islamique », le « Daesh ».

En dépit de son affichage humanitaire, de sa soit disante opposition à la « barbarie », cette intervention occidentale, appuyée par les pires régimes réactionnaires de la région, gêne les efforts concrets de résistance sociale et militaire des militant-e-s progressistes et révolutionnaires d’Irak, de Syrie et du Kurdistan.

En fournissant armements et appui militaire au gouvernement central irakien de Haïder al-Abadi (Parti islamique Dawa) et au gouvernement régional du Kurdistan d’Irak de Massoud Barzani (PDK), la «  coalition contre Daesh » arme et appuie des ennemis des femmes, des travailleurs-ses et de tous‑tes ceux et celles qui refusent divisions nationales, confessionnelles et fondamentalisme religieux.

Le PDK a une longue histoire de répression des luttes ouvrières et féministes au Kurdistan. Aujourd’hui, il propage le chauvinisme, lorsque nos camarades du Parti communiste-ouvrier du Kurdistan et d’Irak participent à la mise en place de forces d’autodéfense ouvertes à tous-tes, indépendamment de tout critère culturel, national ou religieux. Le gouvernement irakien protège les milices chiites de « Asaib Ahl al Haq » qui s’en prennent aux militantes de l’Organisation pour la Libération des Femmes d’Irak à Bagdad qui protègent les femmes et les homosexuel‑le‑s menacé‑e‑s.

L’approbation internationale donnée à une intervention de l’armée turque en Syrie est également une menace pour les combattant-e-s Kurdes du Rojava (Kurdistan de Syrie). Aujourd’hui abandonné-e-s de tous et malgré une résistance héroïque leur situation dans la ville de Kobane est dramatique.
Il y a quelques semaines pourtant, sans aucune aide internationale, ces combattant-e-s ont secouru les dizaines de milliers de Yézidi-e-s assiégés par Daesh sur les monts Sinjar et laissé-e-s seul-e-s par les forces armées du gouvernement Barzani. Les organisations de cette résistance – liées au mouvement PKK de Abdullah Ocalan – sont pourtant désignés comme « terroristes » par l’Union Européenne et les Etats‑Unis d’Amérique, ce que nous dénonçons.
De plus le nouvel arsenal anti terroriste voté fin septembre en France ne fait aucune différence entre Daesh et les organisations d’autodéfense du peuple compliquant ainsi tout soutien aux forces armés progressistes.

Il est illusoire d’attendre de cette nouvelle intervention occidentale autre chose que ce que les précédentes ont produit : un surplus de chaos, de barbarie et de misère pour la population.

Nous lui opposons l’intervention solidaire de la population pour développer et soutenir la résistance de l’ensemble des militant‑e‑s et combattant‑e‑s progressistes et révolutionnaires en Irak, Syrie et au Kurdistan.

Des armes pour les revolutionnaires, pas pour les réactionnaires !
En Irak, en Syrie au Kurdistan : solidarité internationale !

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