Indemnisation du chômage : qui sont les vrais assistés ?

PEUPCLes négociations sur l’assurance chômage ont commencé vendredi 17 janvier. Celles-ci ont lieu au siège du MEDEF à Paris.

La convention UNEDIC [Union Nationale interprofessionnelle pour l’Emploi Dans l’Industrie et le Commerce] que le patronat et les  « syndicats ouvriers » vont signer va nécessairement réduire soit le taux soit la durée de nos indemnités chômage. Avec l’application de l’ANI [Accord National Interprofessionnel] voté par le gouvernement « socialiste », les négociateurs doivent prendre en compte les moyens financiers de l’UNEDIC. Ceux-ci sont déficitaires. A qui la faute ?  Depuis des dizaines d’années, les exonérations de cotisations patronales accordées par les gouvernements de droite comme de gauche ont accentué le déficit !

Les médias, relais de la bourgeoisie, nous ressortent les sempiternelles formules des chômeurs « assistés », « bien  lotis » comparés aux chômeurs des autres pays européens. Ces chiens de garde du capitalisme qui s’étouffent dans leurs cocktails et l’abondance du luxe qui les entourent n’ont aucune honte à nous traiter d’assistés. Qui sont les assistés dans ce pays ? Celles et ceux qui survivent avec 417 € par mois ou les Cahuzac, Sarkozy et Le Pen ainsi que la grande majorité de la classe politique ou médiatique payée pour défendre les intérêts capitalistes ? Les chômeurs ne  sont pas responsables de leur situation. Depuis 2007 ce sont les licenciements en cascade qui ont allongé la file d’attente devant les Pôles emploi.

Ni une coucherie révélée dans un torchon ni les quenelles d’un antisémite ne nous empêcheront de faire éclater notre colère. Vos mises en scène grotesques et vos trompe-l’oeil ne prendront pas. Non, ce n’est pas l’étranger notre ennemi. Ce n’est pas le Rrom non plus. Notre adversaire principal, ce n’est pas non plus le « sioniste » ou le « djihadiste ».

Notre ennemi est bien plus proche et plus palpable.Notre ennemi, c’est la bourgeoisie. Notre ennemi est un système économique et social fondé sur le vol. Un système où ceux qui bossent  et produisent les richesses dans le monde crèvent de faim, de maladie ou des guerres. Oui, la lutte des classes existe toujours. Non, nous n’essayons pas de commencer une guerre, mais bien d’en finir une. Les travailleurs avec ou sans emplois en ont assez d’être sacrifiés au nom d’une crise dont ils ne sont pas responsables. Nous allons organiser la bataille et vous n’en sortirez pas indemnes.

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