Justice pour notre camarade Toto.

Le 2 janvier 2014, au Tribunal de Grande Instance de Lyon, rue Servient, dans le 3ème arrondissement, aura lieu le rendu du verdict du procès du 12 décembre 2013, de Jonathan Colombet, ex-trésorier des Jeunesses Nationalistes, dissoutes en juillet dernier par le Ministère de l’Intérieur, à la suite de la mort de Clément Méric.
     Le matin du 16 décembre 2012, Salvatore Cirincione, alias « Toto », sort de chez lui à 6H30. C’est à ce moment que deux individus l’attendent, lui demandent s’ils peuvent lui parler,  avant de le frapper à coups de batte de base-ball et en utilisant la béquille de Toto, qui a été déséquilibré et est tombé à terre . Une troisième personne sort d’une voiture et les rejoint avant de s’enfuir. L’un des agresseurs a une croix gammée tatouée sur le cou.
     Qui est Toto ?  Toto est natif de Sicile, a émigré dans les années 60 vers le nord de l’Italie, a travaillé à la chaîne chez Fiat,  participé aux confrontations qui ont marqué l’Italie des années 70.  Il a été arrèté et torturé par la police italienne . Au début des années 80, son état de santé et la doctrine dite  » Mitterrand » lui permettent de s’exiler en France. Il a continué à lutter de manière pacifique et croit toujours en la révolution prolétarienne. Il a été victime d’un AVC, en plus des séquelles de ses tortures par la police.  Le jour de l’agression, Salvatore était déjà bien handicapé. Le guet-apens du 16 décembre 2012 lui a valu 10 jours d’ITT (incapacité totale de travail) et un énorme traumatisme psychologique. D’autre part , cette agression lui fait revivre les souvenirs des attentats fascistes de Milan en décembre 1969, la défenestration de l’anarchiste Pinelli peu après , et le massacre de Bologne,  en 1980,  qui fit 100 morts. Italie des années 70 où l’on vit l’Etat italien main dans la main avec la Mafia, la Démocratie Chrétienne, l’Eglise, le PC italien  et la CIA dans le cadre du Plan Gadio de lutte contre-révolutionnaire, élaboré en très hauts lieux. Toto a connu cette période ; il l’a vécue en combattant . Le film « La Notte di Toto », visible sur « rebellyon.info » retrace son parcours.
     Jonathan Colombet a été reconnu par Salvatore comme étant celui qui lui a pris ses béquilles et l’a frappé avec ; mais Colombet nie le jour de l’audience du 12 décembre 2013. Son avocat , Pierre-Marie Bonneau, a multiplié les provocations contre Toto, son avocate et le public venu le soutenir . Il faut dire que P.- M. Bonneau est l’avocat des fascistes et autres personnalités de l’extrême droites, telles que Gabriac et Colombani.
     Une photo le montre en compagnie de certains de ses amis en train de faire le salut fasciste.
     Les fascistes ont chargé le groupe qui accompagnait Toto à la sortie du tribunal. La police s’est interposé mais en a profité pour donner quelques coups de tonfa aux « antifas » présent-E-s . On pourrait se questionner comment la charge des fascistes n’a pas pu étre évitée plus tôt par les flics . Certains flics n’ont pas hésité à provoquer verbalement des militants pendant l’interruption de séance dans le hall du tribunal. Des photos et un article  sur « RUE89 » illustrent cet épisode.

   UN REQUISITOIRE POLITIQUE

    Malgré les dires du procureur de la république qui renvoie dos-à-dos les deux camps « aux idées extrémistes et violentes » (sic), le caractère politique du procès de Colombet est évident. Pour l’avocate de Salvatore :  » Le parquet n’est pas à la hauteur. Il nie le caractère politique, l’agression en réunion et l’état de vulnérabilité de mon client. » L’avocat des fascistes et par la même de Colombet, Pierre-Marie Bonneau, lui, ne s’est pas gêné pour « faire de la politique » en défendant ouvertement les thèses nationalistes. Il va jusqu’à accuser Toto de « manipulation ». Le procureur a  recquis, pour Colombet, 1 mois de prison avec sursis, 150 euros d’amende et 5  ans d’interdiction de port d’armes .
     Nous, communistes révolutionnaires, soutenons toutes les victimes des agressions fascistes. Même si nous sommes amené à soutenir des militants devant les tribunaux , nous ne nous faisons aucune illusion sur la Justice de la Bourgeoisie, justice de classe. Bien que nous savons faire la différence entre un(e) avocat(e) honnète et un avocat ou un procureur véreux, nous savons que nous ne devons pas compter sur l’Etat pour nous défendre face aux agressions fascistes . L’idéologie « républicaine » de la Bourgeoisie, dans ce qu’elle a de plus hypocrite (« Le tribunal ne tiendra pas compte des mobiles ou des idées politiques. ») est apparue lors de cette audience où un nationaliste a pu tranquillement faire l’éloge du fascisme sans être repris par le Président du tribunal .
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    Toto fait partie de ces milliers de militants aux choix tactiques divers qui n’ont jamais renié leur attachement à la perspective de la Révolution prolétarienne, de l’Italie des années dites « de plomb » jusqu’à maintenant. Il n’a pas abandonné ses convictions, malgré la torture, la prison , la misère et la maladie. C’est pourquoi nous le soutenons, devant la justice comme dans la rue, mais aussi dans les usines, les lycées et les facs. Car en soutenant Salvatore Cirincione, nous soutenons la classe ouvrière en lutte pour ses droits et pour abattre le capitalisme, fauteur de guerres et responsable de la misère qui règne sur plus des trois quarts de la planète.      
          SOUTENONS TOTO LE JOUR DU VERDICT LE 2 JANVIER 2014 !
          AU TGI – rue Servient – à partir de 14H – 
           Lyon 3ème arrondissement –
          métro « Place Guichard » ou arrêt  du tram  « Palais de Justice – Mairie du 3ème » .

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Un commentaire (+ ajoutez le votre ?)

  1. costa
    03 Jan 2014 @ 03:10:29

    je soutiens la liberté des femmes à disposer de leur corps et m’élève contre cette loi régressive qui vise encore une fois à sanctionner les femmes.

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