Egypte : vive la lutte des exploités contre le régime, pour la révolution sociale !

2941257_place-tahrirLe mouvement des masses d’Egypte se poursuit et franchit chaque jour des caps plus décisifs contre l’oppression, la misère, la ségrégation sexuelle et l’oppression religieuse.
La colère se concentre sur le président démocratiquement élu Morsi, tandis que le régime présente les mêmes signes de délitement que ceux qui s’observaient juste avant le départ du dictateur Moubarak. De fait, la démocratie bourgeoise n’a permis de résoudre aucun des problèmes qui avaient conduit au soulèvement de la population contre la dictature : il faut en tirer les leçons !
Les foules innombrables qui se réunissent dans les rues des villes sont attaquées par des bandits à la solde du parti des « Frères Musulmans », tirant à balles réelles sur les manifestants. Face à eux, nous ne pouvons qu’être solidaires de l’autodéfense, y compris armée, des manifestants.
En Egypte comme ailleurs, le maintien du capitalisme en crise se révèle de plus en plus incompatible avec la satisfaction des besoins élémentaires de la société. Sous le masque prétendument « religieux » des Frères Musulmans se cachent mal les intérêts de la bourgeoisie, faisant face à la crise de son régime, à sa contestation grandissante.
Ce masque pourrait toutefois être remplacé par un autre, « laïque », qui pourrait satisfaire très temporairement une partie des couches moyennes, en laissant intacts l’exploitation, la misère et le chômage.  La participation massive au mouvement des ouvrier-e-s des régions industrielles montre le chemin qu’il faut suivre pour se prémunir d’un simple ravalement de façade : celui de l’organisation indépendante de classe.
Seule cette organisation des exploités en camp véritablement distinct dessinera une perspective victorieuse à la mobilisation égyptienne. Elle démultipliera sa puissance contagieuse. Et nous souhaitons ardemment qu’elle débordera, bien au-delà du monde arabe, faisant resurgir partout le spectre de la révolution sociale qui abattra tôt ou tard le vieux monde capitaliste. C’est la tâche des exploités du monde entier d’y travailler avec constance.

 

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