Revolution has come / Time to pick up the gun

Manifestant Floyd
« La révolution est venue / Il est temps de prendre les armes »(chant des Black Panthers, 1968)
La mort de George Floyd le 25 mai a été suivie, aux États-Unis, de presque deux semaines de manifestations et d’émeutes. Ces événements, dont la mort de Floyd a été le déclencheur à la fois atroce et trop familier, sont l’aboutissement de décennies de racisme, de violences policières et de politiques qui ont attaqué systématiquement les vies des travailleur·ses noir·es. Ils sont l’aboutissement d’une présidence en forme de « backlash », de retour de bâton de l’Amérique suprémaciste incarnée par Donald Trump, contre l’espoir d’une société post-raciale qu’avait pu représenter la présidence Obama.… Lire la suite

Conférence Table Rase : Écosocialisme ou Barbarie avec Daniel Tanuro

Le capitalisme vert est impossible: une approche écosocialiste des crises climatiques et sanitaires L’Association Table Rase, association marxiste d’échange et de débat, invite Daniel Tanuro, auteur et militant écologiste et anticapitaliste a venir nous présenter son analyse de la crise climatique globale et les stratégies qui s’offrent a nous pour l’arrêter.La conférence aura lieu en ligne sur le lien indiqué plus bas. De nombreux travaux d’épidémiologistes tendent à démontrer que la crise actuelle du coronavirus est une crise écologique : déforestation, élevage industriel, et perte de la biodiversité se conjuguent pour favoriser de nouvelles épidémies devant lesquels nos dirigeants ne savent pas comment réagir sur le long terme, tétanisés qu’ils sont de devoir remettre en cause la logique de profits inhérente au mode de production capitaliste.… Lire la suite

Déclaration commune de l’Alternative Communiste en Irak et de l’UPC

Par cette déclaration commune, l’Alternative Communiste en Irak et l’Union Pour le Communisme souhaitent affirmer dans la période actuelle : – que le capitalisme porte une lourde responsabilité en augmentant considérablement la vulnérabilité de la population mondiale face au COVID-19 – que la pandémie, conjuguée à la récession économique, est un révélateur des antagonismes de classes – que les luttes et les organisations de la classe ouvrière doivent se placer dans une perspective révolutionnaire et internationale. La pandémie a causé une désorganisation du système économique qui prouve l’incapacité du marché à régler la situation. En reprenant la production pour des produits futiles au lieu de protéger leurs salarié·e·s ou de ré-orienter leurs activités vers des productions essentielles, les entreprises ont confirmé leur nocivité. Selon le Programme Alimentaire Mondial, la famine pourrait toucher 265 millions de personnes en 2020, au lieu de 135 en 2019, à cause des dysfonctionnements dans l’approvisionnement des productions nécessaires à l’agriculture et des denrées.… Lire la suite

Agents territoriaux en déconfinement.

Eboueurs
50 000 agents territoriaux ont travaillé sur le terrain pendant toute la durée du confinement. Dès le début de la pandémie, ils ont été mobilisé pour l’organisation du 1er tour des élections municipales. Pour la suite, ce sont surtout les agents de catégorie C des services publics essentiels qui se sont retrouvés en première ligne : ramassage des déchets, entretien des réseaux d’eau potable et d’assainissement, maisons de retraite, portage de repas et aides à domicile auprès des personnes âgées, viabilité des routes, crématorium et entretien des cimetières etc. Pour les agents en télétravail ou en autorisation d’absence exceptionnelle, une ordonnance ministérielle a permis aux employeurs territoriaux d’imposer jusqu’à 10 jours de congés.… Lire la suite

Leur déconfinement et le nôtre

Pas de retour à l"anormal
La philosophie générale du déconfinement est particulièrement inquiétante. Outre l’impression de précipitation qui prévaut depuis le début de la crise, avec son lot d’ordres et de contre-ordres, de déclarations absurdes et contradictoires, le gouvernement semble plus préoccupé de réduire les risques politiques et judiciaires liés à ses décisions que d’appliquer le plus largement possible le principe de précaution en matière sanitaire.  Ainsi, si « l’autonomie » prônée – des élus locaux, des établissements notamment scolaires – semble permettre de ne pas rouvrir un certain nombre de sites, elle déplace également la responsabilité de l’échec potentiel des mesures de déconfinement. Le gouvernement pourrait en cas d’échec – indiqué par une seconde vague épidémique – s’abriter derrière la « souplesse » qu’il ne cesse de mettre en avant, bien commode lorsqu’il s’agit de ne pas arbitrer.… Lire la suite

Un peu de clarté et quelques perspectives politiques sur ce que les économistes bourgeois appellent « catastrophe »

Depuis le début de la crise dite du coronavirus, l’industrie tourne au ralentit et des machines sont mises à l’arrêt : l’industrie française fonctionnait au mois de mars (qui n’a pourtant compté qu’une dizaine de jours de confinement) à 56 % de ses capacités de production, contre 83 % au premier trimestre 2020 – et 50 % des sites étaient à l’arrêt1. La production est bien plus profondément affectée qu’elle ne l’avait été en 2008-2009. Mais que dire des machines qui fonctionnent ? Toutes (loin s’en faut) ne sont pas affectées à la production essentielle. Pourtant, parmi les secteurs essentiels, continuent de tourner les secteurs de l’énergie, de l’eau, de l’alimentation, de la gestion des déchets, ainsi que des chaînes de production, parfois réorientées, pour des productions médicales (pharmacie masques, ventilateurs, cotons-tiges, gel hydro-alcoolique) – de sorte qu’abstraction faite des secteurs en grande tension du fait de l’épidémie, les besoins élémentaires de la population semblent actuellement (provisoirement?)… Lire la suite

#OneWorldTogetherForWorkersPower

Nous vivons à l’échelle planétaire une pandémie due au virus SARS-CoV-2. Si la gestion diffère d’un pays à l’autre (modalités de confinement, politique des tests, arrêt de l’activité économique, surveillance géolocalisée, etc.), cette catastrophe sanitaire engendre une réorganisation fébrile du capital à grande échelle dans un contexte d’instabilité majeure. La guerre des prix du pétrole entre la Russie, l’Arabie Saoudite et les États-Unis ainsi que la baisse de la demande ont contribué à faire chuter le prix du baril au point d’être négatif. Pourtant, dans ce contexte où les déplacements sont limités voire nuls, où en France les ventes de voitures ont chuté en mars de 72% par rapport à 2019 les grandes industries automobiles (comme Toyota) reprennent la production, préférant stocker plutôt que de protéger leur salarié·e·s Théories du complot, surenchère sur les tarmacs pour acheter des masques de protection, gestion de la pénurie sur la base de mensonges d’État : tout contribue à un climat anxiogène et délétère sur la totalité du globe.… Lire la suite

Les nécessités à l’ordre du jour

POUR UNE GESTION INTERNATIONALE DES CATASTROPHES, POUR UN CONTRÔLE OUVRIER SUR LA PRODUCTION Estimée à 0,6% d’après les résultats de la politique de tests à grande échelle pratiquée en Corée du Sud, le taux de létalité du virus covid 19 ne nous dit en fait rien de la dangerosité qu’il acquiert en fonction de l’organisation sociale dans laquelle il se développe. En particulier, il ne nous dit rien de sa dangerosité lorsque les mesures de distanciation sociales sont mises en échec par l’impératif de continuité de la production capitaliste : même en s’en tenant à ce taux de 0.6%, ce virus provoquerait 180 000 morts rien qu’en France s’il devait contaminer 60% de la population.… Lire la suite

Quoi qu’il en coûte sauver le capitalisme

Alors que le nombre des morts dues au COVID-19 s’accroît chaque jour, les gouvernements du monde entier dérogent à toutes les règles d’équilibre budgétaire qu’ils s’étaient eux même fixés pour sauver les banques et les entreprises. Des milliards de milliards de dollars, d’euros sont engloutis en quelque heures pour tenter de repousser l’inévitable : la crise sanitaire entraînera tôt ou tard l’explosion de la gigantesque bulle d’endettement que les marchés et les entreprises ont contractés depuis 2008 et qui s’élevait fin 2019 à 322 % du pib mondial. Rien n’arrête la chute des marchés (le Dow Jones à perdu 37 % en un mois), le prix du pétrole est au plus bas, la crise s’étend au gaz de schiste provoquant un krach pire que celui de 1929.… Lire la suite

NOTES SUR L’ÉCONOMIE CAPITALISTE, L’ÉTAT ET LE CORONAVIRUS

Cette note met l’accent sur quelques circonstances économiques de long-terme qui donnent sens à la crise épidémique actuelle et à sa gestion. L’objectif est aussi d’appliquer une analyse économique manifestement abstraite, celle du marxisme, à la compréhension des éléments les plus concrets et saillants d’une conjoncture. 1- La production de médicaments, de tests, de masques, les prestations médicales, les lits en hôpital, sont des éléments constitutifs du salaire – que celui-ci soit géré par l’État, ou qu’il soit directement ou indirectement intégré au salaire des travailleurs.  2. L’objectif des employeurs capitalistes est de s’assurer le plus grand profit possible. L’objectif des travailleurs est de s’assurer le plus grand salaire possible.… Lire la suite